Les sports les moins bien assurés et leurs impacts sur vos assurances

Certaines pratiques sportives sont plus risquées que d’autres. Il est donc nécessaire d’avoir un contrat d’assurance qui prend en charge les dommages matériels ou corporels pour vous et également pour les tiers qui peuvent être impliqués dans un accident. Nous allons voir ensemble dans cet article, les sports les moins bien assurés et leurs impacts sur vos assurances.

Les sports les plus risqués et les moins couverts par les assurances

Généralement, les sports qui sont pratiqués à l’extérieur sont considérés comme plus à risques par les assureurs. Contrairement aux activités sportives qui sont effectuées en salle ou dans un stade, les sportifs qui exercent un sport en plein air sont confrontés aux différents éléments de la nature. De plus, certains sportifs qui pratiquent un sport à l’extérieur (skateboard, cyclisme….) sont considérés comme des usagers de la voie publique par le Code de la route, ce qui implique une plus forte probabilité d’avoir une collision avec un tiers ou d’avoir une blessure grave.
Voici une liste non exhaustive des sports considérés comme les plus risqués par les compagnies d’assurance et qui peuvent faire l’objet d’une exclusion de garantie ou d’une surprime d’assurance

Les sports de montagne

Le ski freeride, les randonnées en montagne, l’alpinisme sont des sports qui nécessitent une bonne condition physique et mentale. De plus, les conditions climatiques peuvent évoluer rapidement et même les pratiquants les plus expérimentés peuvent se retrouver dans une situation critique.
Selon le bilan des avalanches de L’ANENA (Association Nationale pour l’Etude de la Neige et des Avalanches), il y a eu 12 décès et 24 blessés durant la saison 2019/2020 (cf : https://www.anena.org/5041-bilan-des-accidents.htm).
Les compagnies d’assurance sont donc réticentes pour assurer la plupart des pratiquants de sports de montagne.

Les sports aériens (wingsuite, parapente, ULM…)

Ces sports sont de plus en plus accessibles et sont popularisés par la diffusion de nombreuses vidéos sur les réseaux sociaux. Le base jump, le saut en parachute et tous les sports aériens sont des activités extrêmes qui procurent une décharge d’adrénaline importante et nécessitent un sang-froid à toute épreuve. Par conséquent, ces sports extrêmes sont considérés comme les plus dangereux.
En 2016, il y a eu 36 décès parmi les pratiquants de base jump et plus de 300 morts depuis 1981. (cf : https://www.ledauphine.com/environnement/2016/09/26/le-blues-des-hommes-oiseaux).

Les sports nautiques

Les sports nautiques tels que la plongée, l’apnée, le surf, la voile… sont des activités qui sont synonymes de soleil, détente, vacance et ils attirent chaque année de plus en plus d’adeptes. Cependant, la pratique de ces sports n’est pas sans risque. En effet, les sportifs font face à plusieurs dangers : les courants, les tempêtes, les récifs, les animaux marins, etc…
Par exemple, le nombre d’accidents de plongée est d’environ 350 par an (cf : https://www.lamedecinedusport.com/dossiers/plongee-activites-subaquatiques-accidents-deplongee).

Les sports de combat

Le noble art ou le MMA sont des sports qui sont de plus en plus médiatisés et ils gagnent en popularité auprès du grand public. Les personnes qui pratiquent les sports de combat s’exposent à de nombreux risques pour leur santé sur le long terme : traumatismes, dépression, Alzheimer, démence, etc…Par conséquent, les sports de combat sont difficiles à assurer.

L’équitation

Même si cela peut paraître étonnant pour certains, l’équitation est classée parmi les sports dits à risques, puisque les probabilités de se blesser sont plus importantes que dans le ski, le rugby ou les sports automobiles. En effet, ce sport est dangereux, car il se pratique avec un cheval, qui est un être vivant imprévisible et dont la force et la masse musculaire sont largement supérieures à celles de l’homme.

Les sports à risques et l’impact sur les assurances

Comme nous l’avons vu précédemment, certains sports sont beaucoup plus risqués que d’autres et les compagnies d’assurance en tiennent compte. Si vous pratiquez un sport extrême de manière occasionnelle, cela ne va pas impacter votre contrat d’assurance. Par contre, si vous avez pour habitude de sauter en parachute tous les week-ends, il vaut mieux prévenir votre assureur.
Voici les principaux contrats d’assurance qui peuvent être impactés par la pratique d’un sport à risques :

L’assurance emprunteur

L’assurance de prêt est indispensable pour contracter un crédit immobilier. En effet, elle permet de protéger l’organisme prêteur contre les différents risques encourus par l’emprunteur. (cf : https://assurance-pret.dispofi.fr/assurance-pret-immobilier)
Cette assurance est valable durant toute la durée de vie du prêt immobilier et elle permet de prendre en charge les mensualités d’un prêt dans le cas où l’emprunteur se retrouve dans l’incapacité de rembourser son prêt.
Lors de la souscription de votre contrat, l’assureur évalue les risques liés à votre profil : les maladies, votre profession et vos activités sportives.
Si vous pratiquez un sport à risques, votre assureur peut appliquer une surprime sur votre assurance. Certaines garanties du contrat contiennent des exclusions, dont la pratique de certains sports. Pensez à bien lire votre contrat !

La mutuelle santé

Si vous avez une hospitalisation à cause de la pratique de votre sport, la Sécurité sociale prend en charge une partie des frais en fonction de sa base de remboursement. Ensuite, votre mutuelle santé vient compléter les remboursements de l’Assurance Maladie en fonction des garanties qui sont prévues dans votre contrat.
La Sécurité sociale ne tient pas compte des circonstances d’une maladie ou d’un accident, cependant la pratique des sports extrêmes est exclue des contrats de mutuelle. Pensez à regarder les conditions générales de votre contrat avant de souscrire une complémentaire santé.

Garantie Accidents de la Vie (GAV)

La garantie responsabilité civile de votre assurance habitation permet d’indemniser les dégâts corporels et matériels causés à autrui, lors de la pratique d’une activité sportive.
Par contre, si vous blessez vous-même dans votre sport, c’est l’assurance Garantie Accidents de la Vie qui vous indemnise. Cette dernière exclut également la pratique de certains sports à risques.
Toutefois, la GAV peut prendre en charge certaines activités sportives qui respectent des conditions de pratique.
Par exemple, un skieur qui reste sur le parcours balisé peut être couvert en cas d’accident alors que s’il se blesse en faisant du hors-piste, la GAV ne va pas l’indemniser.

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